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LA LOUPE D’ORME
Parfois dans les forêts de ligneuses boursouflures
Donnent aux troncs des arbres des allures curieuses.
L’orme s’affuble ainsi de l’enflure monstrueuse ;
Son fût semble malade, mais saine est sa ramure.
De cette masse informe qu’on appelle « la loupe »
Longtemps les menuisiers négligèrent le bois.
Tous ces arbres difformes finissaient à la coupe,
Et l’horrible excroissance, au bûcher, chaque fois.
Jusqu’au jour où la main d’un artisan habile
Saisit un des broussins, misérable déchet ;
Pour façonner la chose, il s’acharna, fébrile,
Mettant tout son talent pour faire un bel objet.
L’art a parfois le don de transformer les choses
Telles ces créations, anciennes exostoses,
Tant de chefs d’oeuvre insignes, sont vieilles plaies et souffrances !
D’une matière brute, hideuse en apparence,
Poème, symphonie, tableau, souvent jaillissent.
Au lit d’obscurs terreaux, des fleurs s’épanouissent.
Parmi peines et souffrances, faites que Beauté règne.
Tant pis s’il faut tremper la plume au tronc qui saigne.
Pia PAUGET née KIRSTETTER
Le jour où je me suis aimée….
LE PRESENT
Nos Amours perdus
Te souviens-tu belle dulcinée,
Le jour où ont s’est rencontré ?
J’étais semblable à moi-même,
Ivre de joie et de bonheur.
Tes yeux pétillaient tel un saphir sur le plus beau des diadèmes,
Moi collé contre toi, je me sentais tout en chaleur.
Que reste-t- il de notre amour,
Le temps à passé et des blessures ont été mis à jours.
Nous avons eu de si beaux bébés ensemble,
Ombre d’une vie à deux qui passe.
Château de carte d’une vie à deux que tout ébranle,
Amours perdus que rien n’effacent.
Oh toi prêtresse de l’amour qui voulait que je rentre dans le rang,
Jours sans fin qui nous balancent dans le néant.
Voilà maintenant homme et femme se quitte,
Telle une maison constituée de briques,
Tout s’effondre autour de lui.
Il a l’impression amère et douce de tomber dans un puits,
Ami entend la complainte de l’être qui a aimé,
Car l’homme seul se pose devant les moments passés.
L’homme se réveille et regarde ces bébés,
Il se dit au fond qu’il est libéré.
Cet homme pense que les amours le font souffrir,
Alors maintenant il peut en rire .
Voilà c’est la fin de tout et le début de rien,
Mais jamais une personne ne s’abstient.
Chacun reprend le cours de sa vie,
Mais tout cela sans mépris.
Amours perdus dans le labyrinthe de la vie,
Ainsi gît notre pensée commune.
L’homme redonne tout ce qui a été pris,
Faisons nos adieux reine de Saba ….
Amours perdus …. ( 28/02/2011) Stephane Bourquard
Pensée d’un soir
Oh toi triste et étranges souffrance,
prenant naissance au cœur de votre corps.
Regarde la douleur qui te fait perdre connaissance,
Pour ensuite se livrer à l’aurore.
Ombre de ma vie,
Voici que tout me réapparaît.
Sans aucun remord n’y aucun crie,
Douce et tendre mélancolie qui ma submerger.
Me laisseras-tu maintenant ?
Rancœur et mornes plaisir,
Tels une pierre de jade taillée par un joaillier.
Je vous caresse à en être ivre,
Sans jamais resquiller.
Prise de conscience de mon avenir,
J’ai enfin réouvert ce grand livre.
Qui s’appelle …. « ma vie !!! »
Stéphane Bourquard. Pensé d’un soir (Avril 2001)
Pour la fin de la faim
Tout commence par un sourire
Le livre de la Vie
Le livre de la vie est un livre suprême
Qu’on ne peut ni fermer ni ouvrir a son choix.
Le passage adoré ne s’y lit pas deux fois,
Mais le feuillet fatal s’y trouve de lui même.
On voudrait revenir a la page ou l’on aime,
Mais la page ou l’ont meurt est déjà sous vos doigts.
Angélina BATENKO
A ma soeur,
J’ai froid, si froid, malgré cette couverture qui m’entoure de ces bras doux
Assise ici, je contemple, ce soleil magnifique qui pourtant me glace le sang
Les feuilles ont entrepris leur danse, au son des cloches de l’église, qui me font comprendre que le temps passe.
Une larme vient perler sur ma joue et doucement se perdre dans mon café brumeux
de ce matin chagrin
J’ai si peur, que je ne laisse plus à demain la place d’exister
Je pense à toi, à nous, à notre passé
A ces souvenir mon coeur se brise
Je m’effondre, tel une enfant en pleur, je suis sans vie.
Mes yeux se posent sur ta photo
Je te vois, me souriant
Ton absence, a laissé une cicatrice trop profonde
A jamais je suis marqué, de ton départ précipité !
Annick Clerget Wittmann
Un poème en l’honneur de Marlyse ZINCK, écrit par Pia en janvier 2012.

Avant la fin de l’année
Tu t’en es allée,
Discrète comme à ton habitude,
Digne et courageuse
Dans cette épreuve rude,
Madame Marlyse
Est-ce qu’au ciel là haut
Tu vas fleurir les églises
Du Seigneur vers qui vont tes prières ?
Je crois que tu vas faire d’abord plein de bises
A ton mari Pierre.
Pia
